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L'enveloppe du bâtiment

Isolation thermique par l'intérieur

Une isolation performante
commence par la compréhension du mur.

Isoler un mur ne consiste pas à placer un isolant derrière une plaque de plâtre. Une isolation par l'intérieur modifie les températures à l'intérieur de la paroi, les transferts de vapeur d'eau, le comportement des ponts thermiques et l'étanchéité à l'air du logement. Elle interagit aussi avec les menuiseries, les planchers, la toiture, la ventilation et le chauffage. Notre première règle est donc simple : comprendre le bâti avant d'isoler.

Étudier mon projet d'isolation
Illustration : pose d'une isolation thermique par l'intérieur
Illustration
Le diagnostic de l'existant

Deux murs de même épaisseur
n'appellent pas la même isolation.

Avant de définir un complexe isolant, nous cherchons à comprendre la paroi. C'est particulièrement vrai lorsqu'on compare une maçonnerie ancienne en pierre ou en brique pleine à une paroi contemporaine en béton ou en blocs.

Ce que nous examinons

  • La nature du mur : pierre, moellons, brique pleine ou creuse, bloc béton, béton banché, construction récente
  • L'épaisseur et la composition de la paroi
  • La nature des mortiers et enduits existants
  • Les revêtements intérieurs et extérieurs
  • L'état des joints
  • L'exposition de la façade
  • La présence éventuelle d'humidité
  • Les remontées capillaires
  • Les infiltrations
  • Les fissurations ou défauts de façade
  • Le comportement des menuiseries
  • Les ponts thermiques existants
  • Le fonctionnement de la ventilation
Le bâti ancien

Respecter son fonctionnement
avant de rechercher la performance.

Les constructions traditionnelles en pierre, moellons, terre ou briques anciennes peuvent présenter un comportement face à l'humidité très différent de celui d'une construction contemporaine. L'ADEME rappelle qu'une analyse approfondie est nécessaire sur ces bâtiments, particulièrement sensibles aux transferts d'humidité, afin que l'isolation ne vienne pas perturber leur équilibre.

Nous évitons donc les raisonnements simplistes : ni « un mur doit respirer », ni « il faut le rendre étanche ». Notre objectif est plus précis : maîtriser les transferts de chaleur, d'air et d'humidité à travers l'ensemble de la paroi.

Jamais d'isolation sur un mur humide

On traite la cause
avant la conséquence.

L'isolation ne doit jamais servir à masquer un mur humide.

Avant les travaux, nous recherchons l'origine de l'humidité : remontées capillaires, infiltrations de façade, défaut de couverture, de gouttière ou de descente d'eaux pluviales, fuite d'un réseau, défaut d'étanchéité autour d'une menuiserie, condensation, ventilation insuffisante, ou revêtement incompatible avec le fonctionnement du mur. L'ADEME rappelle explicitement qu'une isolation ne doit pas être réalisée sur une paroi présentant des signes d'humidité sans diagnostic ni traitement préalable.

Les matériaux selon la paroi

Il n'existe pas
un isolant idéal pour tous les murs.

Notre force est de ne pas défendre une technologie unique. Le choix découle du mur, de son exposition, des performances recherchées et de la surface disponible.

La gestion de la vapeur d'eau

Pare-vapeur, frein-vapeur
ou membrane hygrovariable ?

Il n'existe pas de membrane universelle applicable à tous les murs. Selon la configuration, la gestion de la vapeur d'eau peut nécessiter un pare-vapeur, un frein-vapeur, une membrane hygrovariable, un système combinant gestion de vapeur et étanchéité à l'air, ou une autre disposition prévue par le procédé retenu. L'ADEME rappelle que, selon la configuration, une membrane continue de ce type peut être nécessaire.

La membrane hygrovariable a une particularité intéressante : sa résistance au passage de la vapeur évolue avec les conditions d'humidité. Elle peut donc convenir à certaines rénovations sensibles. Mais hygrovariable ne signifie pas universel : la prescription dépend toujours de la composition complète de la paroi et du système retenu.

Certaines configurations demandent d'aller plus loin : maçonneries anciennes, façades fortement exposées à la pluie, parois composées de couches très différentes, ou risque particulier de condensation à l'intérieur de la paroi. Une étude adaptée peut alors être nécessaire pour vérifier le comportement de la paroi dans le temps. Notre objectif n'est pas qu'une paroi fonctionne le premier hiver, mais qu'elle reste saine et performante durablement.

L'étanchéité à l'air

Une isolation performante
avec des fuites d'air reste incomplète.

Les infiltrations parasites augmentent les déperditions, dégradent le confort, perturbent la ventilation, peuvent transporter de l'humidité dans la paroi et réduisent la performance réelle du complexe isolant. L'ADEME identifie l'absence d'infiltrations parasites comme l'une des conditions d'une isolation réussie, et insiste sur le traitement des jonctions avec les maçonneries, les menuiseries et les installations électriques.

Les points que nous traitons

  • Raccords entre lés
  • Jonctions mur/plafond
  • Pieds de doublage
  • Angles
  • Tableaux de fenêtres
  • Raccordements avec les menuiseries
  • Passages de gaines
  • Canalisations
  • Boîtiers électriques
  • Traversées de paroi

Les adhésifs, mastics, manchettes et accessoires sont choisis en cohérence avec le système retenu.

Quand chaque centimètre compte

Isoler
sans perdre de surface habitable.

Dans certains appartements ou bâtiments urbains, une isolation intérieure classique fait perdre une surface importante. Nous travaillons alors, lorsque le support et le domaine d'emploi du procédé le permettent, avec les solutions Siniat, notamment Slimisol®. Cette technologie de panneaux isolants sous vide permet d'obtenir une résistance thermique élevée avec une très faible épaisseur.

  • Dans les appartements où chaque mètre carré compte
  • Sur les murs où l'épaisseur disponible est très réduite
  • Dans les passages étroits
  • Lorsque l'isolation par l'extérieur est impossible
  • Lorsque conserver la surface habitable est un objectif majeur

C'est une solution technique exigeante : les panneaux sous vide imposent une conception et un calepinage précis, car ils ne se travaillent pas comme une laine minérale. Nous ne la prescrivons que lorsque le support, le système et son domaine d'emploi sont compatibles.

Deux idées reçues

Ce que nous ne faisons pas
par automatisme.

Pas de lame d'air systématique

On entend souvent qu'il faudrait toujours laisser une lame d'air entre le mur et l'isolant. Ce n'est pas une règle générale : la nécessité d'un espace dépend de la nature du mur, de son exposition, du procédé constructif, du système de doublage et des prescriptions applicables. Créer arbitrairement une lame d'air peut même favoriser des circulations d'air parasites derrière l'isolant et dégrader la performance attendue.

Pas de mélange entre systèmes

Nous ne combinons jamais des composants issus de systèmes différents au motif que leurs caractéristiques semblent compatibles. Lorsqu'un système dispose d'un domaine d'emploi et d'une composition définis, ceux-ci sont respectés.

Les ponts thermiques

Le point sensible
de l'isolation par l'intérieur.

L'isolation par l'extérieur enveloppe le bâtiment. Par l'intérieur, la situation est différente : l'isolation rencontre de nombreuses interfaces.

  • Plancher / façade
  • Refend / façade
  • Cloison / façade
  • Toiture / mur
  • Plafond / mur
  • Plancher bas / mur
  • Fenêtre / mur
  • Balcon / façade

L'ADEME identifie ces jonctions parmi les principaux ponts thermiques du bâtiment. Nous étudions donc les retours d'isolant, les tableaux, les linteaux, les appuis et les continuités nécessaires pour réduire ces singularités. Il ne suffit pas d'obtenir une bonne performance au milieu du mur : elle doit être cohérente à l'échelle de l'enveloppe.

Les interfaces avec les autres travaux

Une isolation intérieure
ne s'arrête pas au mur.

Isolation et chauffage

Isoler change
les besoins de chauffage.

C'est évident, et pourtant souvent oublié au moment de dimensionner les équipements. Une chaudière ou une pompe à chaleur dimensionnée sur les déperditions d'une maison non isolée devient surdimensionnée après rénovation. Nous raisonnons donc dans le bon ordre.

  1. Enveloppe
  2. Ventilation
  3. Déperditions après travaux
  4. Chauffage
  5. Régulation
Une vision d'ensemble

Des travaux par étapes,
un projet pensé dès le départ.

Les travaux peuvent être réalisés en plusieurs fois, mais le projet doit être conçu dans son ensemble dès le début. Une juxtaposition de travaux indépendants peut générer des risques de moisissures, de mauvaise qualité de l'air, d'inconfort, ou créer des impasses empêchant d'atteindre la performance recherchée. La continuité à terme de l'isolation et de l'étanchéité à l'air, ainsi que la ventilation, sont déterminantes. Un bâtiment est un système.

Découvrir la rénovation globale
Performance visée

Le minimum réglementaire
n'est pas notre objectif.

La réglementation fixe des performances minimales lors de certains travaux de rénovation. Atteindre ce minimum n'est pas nécessairement l'objectif de conception : les niveaux nécessaires pour accéder à certains dispositifs d'aides peuvent être différents, tout comme les performances attendues d'une rénovation globale ambitieuse. Nous recherchons le meilleur compromis entre performance, épaisseur, confort, comportement face à l'humidité, surface habitable, coût et performance globale du bâtiment.

Les finitions

Le choix de la finition
est technique avant d'être esthétique.

Plaques de plâtre

Les contre-cloisons sur ossature métallique offrent une finition parfaitement plane et permettent d'intégrer différentes performances selon le parement : standard, hydrofuge, acoustique, renforcé, ou adapté aux exigences de résistance au feu du projet.

Complexes de doublage

Lorsque le support et le procédé le permettent, des complexes associant parement et isolant peuvent être étudiés. Le choix dépend du support, de sa planéité, des performances recherchées et du domaine d'emploi du procédé.

Contre-cloisons maçonnées

Certaines configurations justifient une contre-cloison maçonnée, notamment en béton cellulaire, selon le projet.

Le cadre technique

Des référentiels
respectés ouvrage par ouvrage.

Selon le système retenu, nous travaillons dans le respect des NF DTU applicables à la nature du support et aux ouvrages concernés — notamment ceux relatifs aux ouvrages en plaques de plâtre, aux complexes d'isolation et aux contre-cloisons maçonnées — des règles relatives aux supports en maçonnerie ou béton, des Documents Techniques d'Application et Avis Techniques, des certifications des isolants et des prescriptions des fabricants. Lorsqu'une configuration sort d'une solution courante, nous nous rapprochons des services techniques des fabricants et des bureaux d'études pour sécuriser la prescription.

  • Logo Sto
  • Logo ROCKWOOL
  • Logo Knauf
  • Logo Siniat

Ainsi que des fabricants spécialisés en solutions biosourcées et en systèmes de gestion de l'étanchéité à l'air et de la vapeur d'eau.

Notre méthode

Sept étapes
avant de refermer la paroi.

  1. 01

    Comprendre

    Nature du bâtiment, période constructive, composition des murs et pathologies éventuelles.

  2. 02

    Diagnostiquer

    Humidité, ventilation, état des supports, menuiseries et interfaces.

  3. 03

    Concevoir

    Isolant, épaisseur, ossature, gestion de la vapeur, étanchéité à l'air et parement.

  4. 04

    Traiter les points singuliers

    Fenêtres, planchers, plafonds, refends, prises, gaines, réseaux, angles et raccordements.

  5. 05

    Coordonner les autres lots

    Conséquences sur la ventilation, les menuiseries, le chauffage, la régulation, la plomberie et l'électricité.

  6. 06

    Exécuter selon le système retenu

    Matériaux et accessoires mis en œuvre conformément aux règles de l'art, aux documents techniques applicables et aux prescriptions du fabricant.

  7. 07

    Vérifier la cohérence finale

    Une rénovation ne s'arrête pas quand la plaque de plâtre est fermée : nous vérifions que le bâtiment rénové fonctionne comme un ensemble.

Nous n'isolons pas un mur.
Nous concevons une paroi.

Maison individuelle, appartement parisien, copropriété ou rénovation globale : notre approche reste la même. Observer. Comprendre. Concevoir. Exécuter. Contrôler. Une isolation intérieure performante repose sur l'équilibre de plusieurs fonctions : le support existant, la gestion de l'humidité, l'isolation thermique, l'étanchéité à l'air, la gestion de la vapeur, le traitement des ponts thermiques, le parement et la ventilation.

La meilleure isolation n'est pas celle qui affiche la meilleure performance sur le papier. C'est celle qui atteint la performance recherchée, préserve le bâti, maîtrise l'humidité, assure le confort des occupants et reste cohérente avec l'ensemble de la rénovation.

Questions

Vos questions sur l'isolation par l'intérieur

Nous comparons l'état et la composition des murs, la façade, l'espace disponible, les raccords aux fenêtres et aux planchers et les contraintes d'urbanisme. L'isolation extérieure préserve la surface intérieure ; l'isolation intérieure répond à d'autres contraintes, notamment de façade ou de copropriété.